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OBSERVATEURS (France 24): Les Oromos d’Éthiopie se rebellent contre Addis Abeba December 11, 2015

Posted by OromianEconomist in Uncategorized.
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 Odaa Oromoo

Say no to the master killer. Addis Ababa master plan is genocidal plan against Oromo people. Say no.OromoProtests @Geedoo Dec. 8, 2015 pictureOromoProtests @Finfinnee University Dec. 7, 2015#OromoProtests of 7 December 2015

Les Oromos d’Éthiopie se rebellent contre Addis Abeba

OBSERVATEURS,  John B
 http://observers.france24.com/fr/20151211-oromos-ethiopie-rebellent-contre-addis-abeba-manifestations-universite

 Depuis 10 jours, de violents affrontements ont lieu entre les forces de l’ordre et des manifestants dans la région d’Oromia en Éthiopie. Les militants, pour beaucoup des étudiants, dénoncent un projet “d’accaparement des terres” mené par le gouvernement.

Fin novembre, le gouvernement éthiopien a annoncé un plan d’extension de la capitale Addis Abeba, située dans la région d’Oromia. Appelé “Master Plan”, ce projet a pour objectif, selon les autorités éthiopiennes, de contrôler l’expansion rapide des grandes villes pour atténuer l’exode rural. Mais ce projet fait craindre aux habitants un accaparement des terres agricoles. Il avait déjà été annoncé en 2014 et avait alors suscité une vague de manifestations à travers la région, coûtant la vie à 70 étudiants, selon un communiqué de l’association des étudiants de l’Oromia.

Avec près de 25 millions d’habitants, l’Oromia est la région la plus peuplée d’Éthiopie. Les Oromos, l’ethnie majoritaire dans la région, dénoncent depuis plusieurs années leur marginalisation.

 

“Ni les habitants ni le gouvernement de l’Oromia n’ont été concertés”

John B

John B (pseudonyme) est étudiant à Ambo University dans la région d’Oromia. Il était sur le campus durant les premiers jours de la manifestation. Il nous explique ce conflit compliqué entre les Oromos et le gouvernement central.

L’Éthiopie est une République fédérale divisée en neuf régions. Selon la constitution, chaque région à le droit à son propre gouvernement. Mais nous avons un problème dans l’Oromia : la capitale du pays, Addis Abeba, est située dans la région et elle est gouvernée par le gouvernement fédéral.

Il y a toujours eu des différents entre la population d’Oromia et le gouvernement central, mais en Éthiopie, il y est difficile de se rebeller. Le mois dernier, le gouvernement a de nouveau mis sur la table son “Master Plan” . Avec ce projet, le gouvernement veut étendre son contrôle administratif dans l’Oromia. C’est une sorte d’extension d’Addis Abeba.

Mais le “Master Plan” remet totalement en cause notre frontière et nous avons peur que cela passe par un accaparement des terres. Des fermiers oromos pourraient-être expulsés. Ni les habitants ni le gouvernement de l’Oromia n’ont été concertés. C’est pour cette raison que la population manifeste : personne ne veut céder ses terres ! Surtout que nous savons que ce plan de “développement” de la ville ne va bénéficier qu’à une minorité de dirigeants, pas aux habitants oromos.

Selon Bekele Nega, le secrétaire général du Congrès Fédéral d’Oromia [parti d’opposition en Éthiopie], 13 étudiants auraient été tués et une centaine jetés en prison suite aux manifestations. Sur Facebook et Twitter, de nombreuses photos d’étudiants blessés et de policiers armés ont été relayées.

Ce sont les étudiants qui se sont mobilisés en premier. Dans mon université, les manifestations ont commencé la semaine dernière. C’était très pacifique et d’ailleurs, selon la Constitution éthiopienne, nous avons le droit de manifester. Trois jours après le début des manifestations, la police est entrée dans le campus. Les forces de l’ordre se sont montrées très violentes, des étudiants se sont fait frapper, beaucoup avaient du sang sur le visage et les mains. Tout le monde s’est mis à courir. Ceux qui n’ont pas eu le temps de s’échapper ont été arrêtés et emmenés au poste de police.

Les fermiers et les habitants de l’Oromia ont rejoint les manifestations étudiantes. Photo prise à Inango – Oromia.

Je sais que dans d’autres universités, les policiers ont utilisé des armes à feu mais pas dans la mienne. En ce moment il n’y a presque plus personne sur le campus : les étudiants ont peur. Dans d’autres villes, les manifestations continuent et les étudiants ont été rejoints par les habitants et les fermiers. Je n’ai jamais vu un mouvement de contestation si important dans la région.

Les médecins de l’hôpital Jimma dans la ville d’Agaro dans l’Oromia expriment leur soutien aux manifestants.

Le mouvement de contestation ne s’arrête pas aux frontières éthiopiennes. Selon le compte Twitter “Oromo Press”, la communauté oromo aux États-Unis s’est mobilisée ce vendredi pour dénoncer le “Master Plan” et demander l’intervention du président américain.

Le commissaire de police de la région s’est justifié lors d’une conférence de presse la semaine dernière. Selon lui, les manifestants auraient été particulièrement violents. Les forces de l’ordre ne seraient alors intervenues que pour maintenir le calme dans les universités et écoles.

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English Translation (Google)

For 10 days, violent clashes took place between police and protesters in the Oromia region in Ethiopia. The activists, many of them students, denounce a project “land grab” led by the government.In late November, the Ethiopian government has announced a plan to extend the capital Addis Ababa, located in Oromia. Called “Master Plan”, the project aims, according to the Ethiopian authorities to control the rapid expansion of large cities to mitigate the rural exodus. But this project fears the inhabitants a farmland grab. It had already been announced in 2014 and was then sparked a wave of protests across the region, claiming the lives of 70 students, according to a statement of the association of students of theOromia.

With nearly 25 million inhabitants, Oromia is the most populated region of Ethiopia. The Oromos, the largest ethnic group in the region, denounce their marginalization for many years.

 

“Neither the people nor the government of the Oromia have been concerted”

John B

John B (pseudonym) is a student in Ambo University in the Oromia region. He was on campus during the first days of the event. He explains this complicated conflict between the Oromo and the central government.

Ethiopia is a federal republic divided into nine regions.According to the constitution, each region has the right to his own government. But we have a problem in Oromia: the capital, Addis Ababa, is located in the region and it is governed by the federal government.

There have always been different from the population of Oromia and the central government, but in Ethiopia, it is hard to rebel. Last month, the government again put on the table his “Master Plan”. With this project, the government wants to extend its administrative control in the Oromia. This is a kind of extension of Addis Ababa.

But the “Master Plan” runs counter to our border and we fear that it goes through a land grab. Of Oromo farmers could be expelled. Neither the people nor the government of the Oromia have been concerted. This is why the population manifesto: nobody wants to surrender its land!Especially since we know that this plan “development” of the city will benefit only a minority of leaders, not the Oromo people.

According to Bekele Nega, the general secretary of the Federal Congress Oromia [opposition party in Ethiopia], 13 students were killed and hundreds jailed following protests. On Facebook and Twitter, many photos of students injured and armed police were relayed.

These are students who mobilized first. At my university, the demonstrations began last week. It was very peaceful and elsewhere, according to the Ethiopian Constitution, we have the right to demonstrate. Three days after the protests began, the police entered the campus. The security forces have been very violent, students have been hit, many had blood on his face and hands. Everyone started running. Those who have not had time to escape were arrested and taken to the police station.

Farmers and people of Oromia joined student protests.Photo taken at Inango – Oromia.

I know that in other universities, police used firearms but not in mine. Right now there is almost no one on campus: students are afraid. In other cities, the protests continue and the students were joined by local residents and farmers. I have never seen such a large protest movement in the region.

Doctors at the hospital in Jimma town in the Oromia Agaro express their support for protesters.

The protest movement does not stop the Ethiopian border. According to the Twitter account “Oromo Press”, the Oromo community in the US rallied on Friday to denounce the “Master Plan” and request the intervention of US President .

The region’s police commissioner was justified at a press conference last week. He said the demonstrators were particularly violent. The security forces would do that then intervened to maintain calm in universities and schools.


 

 

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